Unité de Valorisation Énergétique de Cenon

Maillon essentiel de la filière déchets, le complexe thermique des Hauts de Garonne à Cenon s’intègre dans un processus où les différents modes de collecte, traitement et valorisation se complètent.
Construit en 1964, le complexe thermique fonctionne continuellement pour produire de l’énergie grâce aux déchets générés par les habitants de Bordeaux Métropole et les entreprises de Gironde.
Le complexe thermique des Hauts de Garonne est une Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE). Elle est soumise à un Arrêté Préfectoral qui définit précisément les conditions d’exploitation et les normes de rejets à respecter, conformément à la réglementation.

 

1 - LA RÉCEPTION DES DÉCHETS

À leur arrivée, les camions de collecte des déchets ménagers sont pesés sur un pont bascule équipé d'un portique de détection de la radioactivité, conformément à la réglementation. Les déchets sont ensuite vidés dans la fosse à l'intérieur de l'usine. Un grappin commandé par un pupitre en salle de commande assure une répartition homogène des déchets et alimente les fours.

 

 

 

2 - LA COMBUSTION DES DÉCHETS

Un poussoir hydraulique introduit les déchets sur la grille du four. Grâce à de l'air chaud injecté sous la grille, les déchets brûlent en autocombustion à une température de près de 1000 degrés dans chacun des 3 fours.

 

 

 

3 - RÉCUPÉRATION/RECYCLAGE

La partie incombustible des déchets, appelée mâchefers, est refroidie à l'eau dans des bacs en sortie de four, puis stockée dans une fosse. Les mâchefers sont ensuite acheminés vers une plate­forme de traitement pour être utilisés, après validation des analyses réglementaires en sous-couches routières.

 

 

4. VALORISATION ÉNERGÉTIQUE 

  • En chaleur pour la ville

La vapeur produite permet, par échange de chaleur, de chauffer l'eau du réseau de chaleur de Hauts de Garonne Énergies alimentant les communes de Floirac, Cenon et Lormont. Ce sont ainsi 13 000 logements et bâtiments publics qui bénéficient directement de la valorisation énergétique.

  • En électricité locale

La vapeur d'eau produite dans la chaudière est dirigée vers un groupe turbo-alternateur. L'électricité produite est distribuée sur le réseau électrique permettant d'alimenter l'équivalent de 30 000 habitants.
 

 

 

5. TRAITEMENT DES FUMÉES

En sortie de chaudière les fumées sont débarrassées de leurs poussières dans un électro­filtre sec puis sont lavées dans deux laveurs pour en extraire les gaz acides, les métaux lourds gazeux et les oxydes de soufre. Les dernières poussières résiduelles sont captées par un électro-filtre humide. Enfin, les fumées subissent un traitement final dans un réacteur catalytique pour éliminer les oxydes d'azote, les dioxines et les furannes. Après analyse, elles sont rejetées dans l'atmosphère.

 

 

6. SUIVI ENVIRONNEMENTAL

De nombreux analyseurs et capteurs surveillent 24h/24h les émissions liquides et gazeuses de l'usine. Ce suivi automatisé est renforcé par un contrôle extérieur. L’unité de valorisation fait appel à des intervenants spécialisés et des laboratoires d’analyses indépendants qui effectuent des prélèvements sur les émissions liquides et gazeuses. Ils valident ainsi la qualité des mesures qui sont faites en continu au sein même de l'usine. Ces contrôles externes ont lieu deux fois par an pendant une semaine.

La commission  de suivi de site se réunit tous les ans sur le site, sous l'autorité du Préfet. Elle rassemble des membres de la Préfecture, de Bordeaux Métropole, des communes proches du site, des associations de protection de l'environnement et des représentants du personnel du site. Le Centre Technique de l'Environnement y présente son rapport d'activités et répond à toutes les questions soulevées par l'assistance. Ce même rapport d'activités est présenté au Comité Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques [CODERST]. Les aspects environnementaux sont également présentés à une commission suivi santé environnement organisée par Bordeaux Métropole et réunissant élus et associations de riverains. 

 

Chiffres Clés 2018